29 Avril 2013
Cette journée de commémoration du dimanche 28 avril est, pour nous ici comme dans toute la France, l’occasion de nous recueillir et de dénoncer les actes de cruauté et de barbarie qu’ont subis les déportés dans les camps. Nous rendons également hommage au courage et à l’héroïsme de celles et ceux qui en ont été les victimes.
Nous commémorons la tragédie. Cette journée nous rassemble pour nous rappeler la souffrance de toutes ces vies qui ont subi la pire sauvagerie du monde. Les camps de concentration, et leurs millions de morts, ne sont ni un dérapage, ni « un détail », et toute l’histoire de l’humanité est à jamais marquée par la Shoah.
Cette journée est également celle des héros. Le courage et les forces de la vie ont fini par triompher. Aussi, je veux rendre hommage aux Justes qui n’ont pas hésité, malgré les risques encourus, à protéger et à cacher des hommes, des femmes et des enfants, voire des familles entières. Leur courage mérite notre respect éternel.
J’aimerais remercier les associations d’anciens combattants qui, tout au long de l’année, gardent vivante la mémoire de ces destinés humaines sacrifiées. Je veux leur réaffirmer mon soutien et la volonté de la municipalité de travailler à leurs côtés pour le souvenir et la transmission de cette triste mémoire aux plus jeunes. Le CCEJ, dans le cadre de sa commission mémoire, est très impliqué dans le devoir de mémoire sur la ville de Clichy et travaille de concert avec les associations d'anciens combattants.
Dans quelques années, les rescapés des camps ne seront plus là pour témoigner. Il appartiendra alors aux jeunes générations de rappeler cette effroyable tragédie et de perpétuer cet indispensable devoir de mémoire. Elles doivent avoir conscience du caractère inaliénable des principes d’égalité et de liberté, que les nazis avaient foulé au pied.
Aucune compromission n’est acceptable lorsqu’il s’agit de faire respecter les valeurs fondamentales et universelles de tolérance et de lutte contre les discriminations. Les travers d’intolérance de nos sociétés sont toujours présents, nous en avons l’illustration dans l’actualité. Méconnaître l'autre, quelque soit sa vie et ses différences, entraîne le mépris et peut aller jusqu'à la haine. Alors essayons de garder intacte notre vigilance citoyenne pour qu’aucun principe de notre devise républicaine ne soit bafoué.